« Why don’t French books sell abroad ? » (« Pourquoi les livres français ne se vendent-ils pas à l’étranger ?), avait titré le BBC News Magazine en décembre 2013.

Une question qui avait, à l’époque, marqué les esprits du monde de la littérature. Heureusement, il semble qu’elle ne soit plus d’actualité : le 26 juin 2014, un rapport du Syndicat national de l’édition a confirmé que les livres français n’ont pas fini de voyager !

Cette affirmation ne se base pas sur l’augmentation de l’exportation du livre français, puisque les ventes à l’étranger ont chuté de 3,3 % en 2013, mais sur un volume de traduction en plein expansion.

L’année dernière, 12 200 cessions de droits de traduction ont en effet été signées. Un chiffre qui a doublé en 10 ans, puisqu’on en comptait seulement 5 956 en 2003. Chaque année depuis cette date, l’activité n’a cessé de croitre, avec une hausse moyenne de 7,2 % chaque année. En 2013, la croissance a même atteint 7,7 %.

Le chinois est la première langue de traduction à partir du français : 1 524 cessions ont ainsi été signées en 2013 pour cette combinaison linguistique. Les deux tiers étaient des livres de jeunesse (notamment des bandes dessinées). Malgré le célèbre adage, « Traduttore, traditore » (traduire, c’est trahir), l’italien n’est pas en reste, puisque cette combinaison occupe la deuxième place, avec 1 385 titres.

Rassurez-vous donc, amateurs de littérature francophone : le français est désormais, après l’anglais, la langue la plus traduite au monde !

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